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Le sculpteur Matthieu Dagorn fait rimer installation artistique et exploration urbaine

Le sculpteur Matthieu Dagorn fait rimer installation artistique et exploration urbaine

urbex
26 avril 2017
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26 avril 2017
Un château d’eau veille sur l’entrée de l’ « abattoir de la nausée ». C’est au pied de cette vigie de béton que nous avons donné rendez-vous au sculpteur Matthieu Dagorn. Cette ancienne porcherie désaffectée sera le théâtre de ce septième opus urbex series et l'écrin d'une création artistique.


Trente ans déjà que le lieu est ouvert aux explorateurs qui n’ont pas peur de partir à l’aventure. Et on peut dire qu’ils sont nombreux  à s’être partagé le secret. Il suffit de jeter un oeil aux déchets qui jonchent le sol et aux graffs qui ornent les murs. Ils témoignent du passage de visiteurs peu respectueux de l’environnement… mais aussi d’artistes comme Hopare ou encore Bom.k. Même si on ne hume pas le délicat parfum du spray frais, le lien qui unit le street art aux lieux abandonnés se respire ici à plein nez. Nombreux sont les street artistes qui se sont faits la main à l’ombre des regards. Matthieu Dagorn, notre artiste à l’honneur, se souvient de ses premières expéditions. L’époque où il allait poser ses premiers flops dans des entrepôts abandonnés après avoir sauté un rail…

Nous faisons le « tour du proprio », guidés par un fil d’Ariane improvisé, d’anciens rails justement. Nous suivons les glissières qui serpentent entre les boxs où étaient « stockés » les porcs avant de passer au casse-pipe. Jules Hidrot, le réalisateur, regretterait presque de ne pas avoir pris un chariot pour faire un petit travelling.

Jules et Matthieu se connaissent depuis longtemps. Huit ans de projets et d’amitié pour être précis. À l’époque Jules a joué l’entremetteur entre Matthieu et le 9e Concept. Aujourd’hui, ils continuent de travailler ensemble dès que l’opportunité se présente. On est ravis de voir les deux larrons réunis dans cette 7e capsule urbex series.

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Exploration et blagues se succèdent. Matthieu Dagorn cherche l’endroit où installer sa sculpture. Le piaf est plutôt du genre monumental – 3 m d’envergure pour 2.5 m de haut – il faut trouver un espace à sa mesure.

Le spot regorge de possibilités pour nicher son oiseau de priplak et bois cintré. Il finit par jeter son dévolu sur un espace à la toiture effondrée mais à la structure encore assez solide pour lui permettre d’accrocher sa colombe.

Moteur ça tourne. Jules s’active sur sa focale alors que Matthieu fignole les derniers détails et déplie les ailes de sa sculpture.

Face caméra il transperce d’un coup de lance le coeur de la colombe – oiseau symbole de la paix. Derrière ce geste, la volonté de faire passer un message qui lui tient à coeur :

«  La liberté, qu’elle soit individuelle ou artistique, c’est important. Il ne faut pas trop jouer avec… On a trop tendance à l’oublier dans notre pays » – nous confie-t-il.

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Malgré la frêle apparence de ses ailes, cette colombe porte un message de plus grande envergure. Un sens que nous choisissons d’immortaliser sur fond de fumigènes rouges. Couleur de la rébellion mais surtout de l’amour.

Peace and love.

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BONUS :

notre interview en 74 mots de Matthieu Dagorn, tournée le mois dernier !


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