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MAX PARO : charbonneur de Montreuil

MAX PARO : charbonneur de Montreuil

Cet été, RADAR suit sur scène trois artistes prometteurs à l’aube de leur carrière. Pour ce premier portrait, direction le 93, dans la réalité de Max Paro.


MONTREUIL VIE

“J’ai pas envie de montrer un truc extraordinaire parce que vous venez avec des caméras.”

Tout en simplicité, Max Paro annonce la couleur : ces discussions avec lui seront sans détours ni calculs. Une spontanéité frontale qui traverse tout le projet du rappeur de 19 ans, charbonnant dans l’ombre d’une scène rap montreuilloise en pleine expansion. Mais loin des Triplego et des Prince Waly, l’histoire de Max Paro ressemble à celle de tous les ados découvrant le super pouvoir de l’écriture vers 13/14 ans.

 

“J’étais dans mon salon tranquille, c’était un après-midi où je devais pas être dans mon salon (rires). On était posés avec mes deux meilleurs potes de l’époque. À un moment, mon pote me dit “viens on écrit des textes”. Tout le monde le faisait, j’ai écrit le mien, j’ai posé et déclic. Je me suis dit qu’il fallait que je continue de creuser là dedans. J’ai passé mon bac pour la daronne, et dès que c’était fait, je me suis lancé dans la musique.”

 

Dans son cahier de cours devenu carnet de notes, il entasse ses idées et raconte un quotidien vrai, sans clinquant. Des histoires de tous les jours, qu’il met en scène dans une trilogie de clips, réalisés par Blvck Anouar. Tout commence avec “Mi septembre”, où lui et deux potes décident de partir de nuit pour aller à Paris.

 

“On voulait faire un clip différent, montrer la routine qu’on vit. La veille du tournage, on avait une autre idée pour le clip. On a tout changé. C’est toute ma vie ça, le plan A ne marche jamais comme prévu.”

 

 

Ce genre de moments de vie, Max les vit tous les jours avec ses potes. L’un d’eux nous raconte un soir où ils sont partis en virée à Rouen, juste pour aller voir la mer, puis repartir au matin. Les autres clips sont dans cette même veine, et traduisent une façon de fonctionner, dans l’instant, dans la vie comme dans ses paroles.

“J’ai ma sauce. Je décrirais ça comme un truc mélancolique, couplet kické, refrain chanté. Je parle de la vraie vie, ce qui m’arrive avec mes potes, mes peines de coeurs. Mais je préfère la mélodie.”

 

SIRÈNES RÉSONNENT EN STUDIO

“On va au studio, mais on n’y va pas en Porsche hein.”

Ce matin, Max nous emmène en session pour nous faire écouter “Sirènes”, un morceau qu’il s’apprête bientôt à sortir, et dont le refrain chanté reste bloqué dans vos oreilles deux jours après.

 

“Comme tout le monde, j’ai commencé à rapper sur des instrus YouTube. On avait un lien qui accédait à un autre lien pour arriver à une chaîne, on connaissait tout par coeur. Maintenant je suis perdu, les beatmakers m’envoient des prods plus facilement que quand j’étais solo.”

 

Depuis un an, Max a poussé les portes de Lebara Music, une structure indépendante qui l’aide à développer son projet à un niveau au dessus. C’est ainsi qu’il a fait la connaissance des producteurs comme Yanndakta et Rednose, que l’on connaît surtout pour leurs travaux avec PNL ou encore Sadek.

 

“Avant d’être signé, je galérais. J’allais au studio une fois toutes les 3 semaines quand j’avais un billet de côté. J’arrivais, j’avais mes 3 sons, tout finis, il fallait que je perde le moins de temps possible. Là en un an, j’ai appris en me laissant aller.”

 

Façon de parler. Quand on parle de lui avec les gens qui l’entourent, tous soulignent la détermination que Max met dans son projet depuis 2018. Autant dans ses clips que dans son passage à Planète Rap.

 

“C’est toujours quelque chose de passer à la radio la première fois. Je me suis dit “il n’y a pas 36 solutions: soit je baise tout, soit je baise tout.”

 

 

Max Paro peut-il percer dans le futur ? En tout cas, tout son label y croit et ce n’est pas YannDakta et Rednose qui diront le contraire.

 

“Pas de recette, pas de mystère, juste le taff, le taff, le taff. On espère de tout coeur pour lui. Des gens ont mis parfois dix ans, quinze ans pour y arriver. Le but, c’est de ne pas lâcher en fait, les plus persévérant peuvent le faire. Le rap c’est une course de fond, quand c’est ton heure, c’est ton heure.”

 

Réponse lors des festivals d’été, sur les scènes RADAR :

▶︎ Au FISE du 29 mai au 2 juin

▶︎ Au Marvellous du 8 au 9 juin

▶︎ Au Solidays du 21 au 23 juin 

▶︎ À Lollapalooza du 20 au 21 juillet

 


📌 Go follow Max Paro sur Instagram et sur YouTube


 

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