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Le documentaire-hommage au street artiste Zoo Project enfin au cinéma

Le documentaire-hommage au street artiste Zoo Project enfin au cinéma

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29 mars 2018
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29 mars 2018
Le 28 mars 2018 sort en salles le documentaire "C'est assez bien d'être fou". Ce film célèbre la liberté, le talent et l'audace du street artiste Zoo Project, auteur de fresques inouïes dans le monde entier, disparu en 2013.

En 2013 s’éteignait Bilal Berreni, aka Zoo Project, à l’âge de 23 ans. Dessinateur et street artiste du 20e arrondissement parisien, il a maintes fois exporté son talent hors des frontières de son pays, que ce soit lors des révoltes tunisienne et libyenne, mais aussi en Laponie, au Kazakhstan, en Russie et ailleurs.

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Quatre ans après son décès, sa famille, ses amis et ses collaborateurs sont sur le point de lui rendre un des plus beaux hommages qui soient, afin de mettre de nouveau son travail en lumière.

Grâce au succès d’une campagne Ulule à laquelle RADAR s’est associé, « C’est assez bien d’être fou », le documentaire qui lui est consacré, sort en salles le 28 mars 2018.

Son réalisateur, Antoine Page, est un proche collaborateur de Zoo Project. Il a pu rencontrer Bilal Berreni quand il avait 18 ans et ont travaillé quatre ans ensemble, n’hésitant pas à s’emparer de sujets politiques brûlants et de tout ce qu’ils peuvent avoir d’absurde.

« À l’époque il peignait dans le quartier de Belleville des fresques gigantesques… Puis il a entendu parler du Printemps arabe aux infos, ça l’a intéressé, il a eu envie de se confronter au réel », raconte-t-il à France Culture en préambule de la sortie du film.

Ce documentaire, déjà montré à l’année 2013 mais qui bénéficie de l’écho d’une nouvelle sortie, donne à montrer notamment les grandes fresques murales du street artiste. Elles portent la marque d’un style aussi brut que personnel : son coup de crayon épais mais affuté creuse les reliefs de femmes, d’hommes et d’animaux parfois mythologiques, souvent oniriques, mais toujours quelque peu étranges qui surgissaient de son esprit.

 

Mais Antoine Page embarque également le spectateur dans l’importance de l’exigence artistique de Zoo Project. L’exigence du cheminement tout d’abord, puisque la paire a essayé de prendre l’avion le moins possible lors de ses pérégrinations artistiques, afin de ne pas « tronquer les distances ».

Faire du chemin lui-même une étape de la création. Voie sur laquelle le réalisateur continue d’avancer en solo car il accompagne la sortie de son film lors d’une tournée dans les cinémas indépendants bourguignons du 06 au 13 avril.

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L’exigence de l’art comme objet politique également, sans qu’il perde de sa valeur poétique : Zoo Project a choisi de peindre les martyrs de la révolution tunisienne, puis les réfugiés libyens, l’idéal du peuple en Ukraine, les laissés pour compte des franges déshéritées de l’ex-empire soviétique…

Si le documentaire « C’est assez bien d’être fou » constitue le coeur de l’hommage à Zoo Project, la page Ulule qui lui est dédié sert également à financer deux autres projets parallèles. Côté édition, on pourra retrouver un coffret de huit ouvrages, compilation des oeuvres dessinées et peintes par le jeune homme à travers le monde.

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Ne comptez pas le posséder bien au chaud dans votre bibliothèque. Grâce au succès de la campagne, il sera distribué gratuitement aux lieux de consultation publique afin d’en assurer l’accessibilité à tous : médiathèques, CIO de collèges et lycées, etc.

 

La créativité de Zoo Project devrait aussi faire l’objet d’une exposition à Marseille, en écho à une installation réalisée à Odessa en 2012. Isolant plusieurs personnages du « Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein, l’artiste les a ensuite reproduits sur de la toile de juste, grandeur nature. Ses créations ont ensuite été étendues au-dessus de l’escalier qui porte le fameux nom du cuirassé mutiné en 1905 dans cette même ville ukrainienne.

Dans le cadre de l’hommage à Zoo Project, son installation devrait bientôt se retrouver à contempler les escaliers de la Gare Saint-Charles, ville jumelée à Odessa.

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Plus qu’un hommage, ces trois supports de mémoire s’abordent comme une incitation à la création forcenée et aventurière. Comme l’écrivent ses proches sur la page du projet Ulule :

« Il ne s’agira pas d’une commémoration, mais d’un appel à la créativité, afin que son travail et son expérience donnent envie à d’autres de se lancer dans leur aventure propre, comme lui, sans compromission, sans ménagement. »

 


Retrouvez le projet ici : FacebookSite


 

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